Travail, retraite, transition écologique : décryptage des annonces d’Emmanuel Macron

Le président de la République s’est adressé mardi soir aux Français pour évoquer l’intégration dans le pass sanitaire de la 3è dose obligatoire pour les plus de 65 ans à compter de la mi-décembre, allocution dans laquelle il a abordé la reprise de l'économie. L’analyse de la CPME. 

Sur le champ du travail, tout d’abord. Le président a annoncé la prochaine phase de la réforme, déjà entrée en vigueur, de l’assurance-chômage : la suspension des allocations-chômage pour les demandeurs d’emploi « qui ne démontreront pas qu’ils sont en recherche active », au 1er décembre. La CPME salue cette orientation qu’elle appelle de ses vœux alors que les employeurs sont frappés par une pénurie de main d’œuvre sans précédent. Un paradoxe quand on sait que le pays compte 3 millions de chômeurs. 

Emmanuel Macron a également affirmé vouloir moins taxer le travail. Demandée de longue date par la CPME, cette mesure est d’autant plus cruciale à mettre en œuvre que c’est en réduisant la taxation du travail que les employeurs pourront augmenter le salaire net, et ainsi, augmenter le pouvoir d’achat des salariés : une autre clé pour lutter contre les difficultés de recrutement dans nos TPE-PME. 

Sur le champ de la réforme des retraites, le président de la République a annoncé qu’il mettrait en œuvre dans le prochain quinquennat, une réforme comprenant une mesure d’âge et l’équilibre entre les régimes spéciaux et les régimes du secteur privé. Sur ce report de la mise en œuvre, François Asselin a réagi au micro de RTL mercredi matin : « Ce n’est pas un scoop ! Mais il faudra bien y passer. » Si la CPME approuve ces orientations qui visent à équilibrer le régime des retraites, elle appelle à ne pas la reporter indéfiniment. 

Enfin, sur le champ de la transition écologique, si la CPME approuve que l’Etat soit moteur en matière de construction de nouveaux réacteurs nucléaires, elle regrette le « silence assourdissant du président » sur la réduction de la dette et donc du déficit public qui n’a absolument pas été abordée.

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